mardi 16 juin 2009

The Blog on the Edge of Forever


Au fait, j'avais oublié, mais depuis quelques temps, c'est ici que ça se passe.

mercredi 4 mars 2009

The Times They Are a-Changin'


Mais je sais que tu kiffes alors arrête. Fais pas genre.
Non ceci ne sera pas un article de narcissime détourné façon "je me plains pour que vous me plaigniez, that's the way uhun-uhun I like it", ce sera un article de pure auto-flagellation. Un article bien catho.
Tu veux qujle kick it to you right quick? Let's do this.

En ce moment, je vis l'une de ces rares périodes de ma vie où quand les gens me demandent, de manière évidemment fonctionnelle comme nous sommes tous habitués à le faire, "ça va?", je ne réponds pas mon "ça va (et toi?)" de facto.

Je réponds pas non plus mon "bof" de desfois tiens.

Non, je rétorque d'un sincère "bah écoute la pêche quoi".

Ca m'aura pris plus de 6 jours mais I have created something. Et je vis que c'était bien.

"Oh nan il va pas revenir nous guimauver la gueule avec ses bonnes nouvelles et ses messages euphoriques là. On veut Khan. Where is Khan? KHAAAAAAAAAAAAAAAAAN! WHERE ARE YOUUU?"

Here.
I'm always around. Même à 4h37 du mat. Et je me demande comment je fais.

Bonjour. Voici le premier sujet qui sera évoqué dans votre programme d'aujourd'hui, bien qu'il ne s'agisse pas de la première fois qu'il est évoqué sur votre cher et tendre blog. Mais vous allez voir, this is all leading to making a point. Sort of.

C
ette fois-ci donc, plutôt que de théoriser sur les raisons de mon insomnie ou insomniaphobie ou de proposer la déconstruction du mythe par le biais de références bien senties aux programmes nocturnes des chaînes hertziennes, je me pose juste une question : pourquoi?
The who and the what are just scenery. Je ne stresse de toute manière plus autant qu'avant sur mon non-bougeage de fion et je ne puis en imputer la cause aux litrons de Coke Light et ce pour les mêmes raisons : I have a job now.

Et je suis cons. ta. mment. claqué.

You're never really asleep and you're never really awake. Comme dirait l'autre.

De plus, j'essaie de ne pas laisser cette fatigue flinguer le peu de vie sociale que j'ai, j'essaie de voir des gens, de sortir, etc. Ce qui occupe mes soirées m'obligeant à remettre à l'après-minuit mes occupations quotidiennes dans mon foyer doux foyer (à savoir PC time : internet, épisodes de séries et branlette du jour).

J'aurai beau être prêt à m'écrouler à 18h, quand je rentre du taf, j'aurai beau avoir la Boule de Fort Boyard accroché à mes paupières, je resterai devant cet écran de merde.

All I need is une surface plane. Fous-moi dans un canapé, dans un lit, et qu'il fasse même nuit ou pas, je partirai rejoindre les bras d'un gros terroriste black en cuir et lunettes de soleil trop classes.

Et pourtant, pourtant, je continue le même rituel. Us et coutumes qui dépassent de loin la simple envie de rester "à jour" concernant les occupations susmentionnées (la branlette passe malheureusement souvent à la trappe), pour entrer dans le domaine de l'incompréhensible.
Oui c'est x-filesien le comportement que j'adopte passé 2h le soir : quand je décide ENFIN d'aller me coucher, je vais invariablement allumer la télévision et zapper un peu, glander devant une connerie (une rediff d'émission de TF1, des clips, etc.) avant d'être raisonnable et d'éteindre.

Mais expliquez-moi pourquoi.

Pourquoi est-ce qu'hier, alors que j'étais encore plus crevé que la veille (où j'étais déjà plus crevé que la veille), alors que je dors de moins en moins chaque nuit, que je suis de plus en plus une épave au taf, obligé d'avoir recours à des stratagèmes de collégiens pour me cacher quand je ne peux m'empêcher de comater assis à mon bureau pendant 5 à 10 minutes, qu'il est déjà plus de 3h, quand je m'allonge dans mon pieu, je reste scotché près d'une demi-heure devant cette catastrophe qu'est A la dérive de Guy Ritchie? QUE J'AI DEJA VU!

Je SAIS que c'est dla merde, et j'avais beau avoir oublié les détails, quand je retombe dessus et que je le remate, en VF, je REVOIS que c'est dla merde, mais...mais...mais...pour je ne sais quelle raison, alorsquejesenspresquePHYSIQUEMENTlesgrainsdusablierdemontempsde sommeils'écoulerunàun, alorsqu'ilmesuffitdefermerlesyeux DEFERMERLESYEUXpourmourirpendantàpeine4havantdedevoirmeréveiller, je reste planté là. La vie...ne m'apprend rien.
Et tu réalises que...people don't change. Même à 4h37 du mat.

Il y a déjà pas mal de temps, je m'étais aperçu de cette caractéristique de flippette que j'avais.

Dans un premier temps, tu le remarques au travers de détails futiles en apparence comme par exemple quand t'es encore gamin et tu réalises qu'à chaque excursion au vidéo-club, tu loues en VHS des films que tu as déjà vu (et revu même).

Ou plus loin, au resto, tu commandes toujours le même plat. Tu captes?
En fait, tu ne tentes pas des masses. Tu tables sur des valeurs sûres. Tu te réfugies dans la certitude.

Plus tard, c'est comme ça que tu te rends compte à 25 ans qu'à part les courts métrages amateurs faits au lycée, devenus irregardables
à présent, t'as rien tourné depuis un moment.
Tell us Mr Wayne...what do you fear?

L'échec. Bah quand même. On peut lire à travers moi comme un blog ouvert.

Une peur qui se traduit également par un sédentarisme certain. A l'heure où famille et amis vont tenter l'aventure à l'étranger, sur le plus ou moins long terme, moi j'aime la France, je la quitte pas.

Cela dit, j'ai fait ma paix avec ça. Quand je vois mon cousin et ma cousine qui partent à Los Angeles ou Montréal, je vois également leurs parcours, truffé d'indécisions, de va-et-vients, d'échecs et de nouveaux départs, et rester ici ne leur a rien apporté donc leurs choix semblent pertinents.

Moi j'ai toujours su ce que je voulais faire et bon an, mal an (surtout mal an en fait), j'y ai oeuvré depuis mes 10 ans jusqu'à aujourd'hui where it's finally happening (enfin j'espère).

I have no reason to leave. Cela dit, je reste envieux de mes potes lorsque j'entends les récits globe-trotteresques de l'un ou les anecdotes de tournage de l'autre.

Peut-être un jour cesserai-je d'avoir peur, surtout cette peur irrationnelle de perdre son temps alors que je suis pas du tout le mec au taquet même quand je voyage pas.

But I'm working on it. Littéralement. Je sors du taf, je rentre pas chez moi, je vais direct chez l'infidèle Liam pour bosser ne serait-ce qu'une heure sur ce projet auquel je n'ai pas fini de me raccrocher.

I lose that...that's my sooouuuul.


Une soul que je risque de perdre d'un point de vue pratique aussi si j'arrête pas mes conneries.

Là aussi, je demande pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi je me couche chaque soir et me lève chaque matin avec la même résolution, la MÊME.

Non. Pas Aujourd'hui. Aujourd'hui Je Ne Prendrai Pas De Petit Déjeûner A La Boulangerie.

Aujourd'hui Je Ne Prendrai Pas De Dessert A Midi.

Aujourd'hui Je Ne Prendrai Pas Un Dîner Trop Lourd.

Aujourd'hui Je Ne Grignoterai Pas Entre Les Repas.

Putain, cliché-land. "Demain, j'arrête"-style, tsais. Encore un peu et mon prochain statut Facebook sera le titre d'un film de Bernard Jeanjean.

Mais voilà, quand tu décèle une crainte vérace dans les yeux et la voix de tes parents, la crainte de te voir caner d'une crise cardiaque, quand tu sais que tu n'as pas vu de médecin depuis des lustres et ton endocrinologue, qui s'occupe de ton diabète, depuis...3 ans? Il est temps d'arrêter. De changer.

But people don't change. On serait dans un film, je serai le sempiternel second rôle, tu sais, le p'tit gros dévergondé qui fait rire, Jonah Hill ou Nick Frost.

Mais dans le monde réel John Belushi et Chris Farley crèvent.

Bon ok, je me drogue pas (même ma consommation de chicha a considérablement diminué), mais même. Mon père vient d'avoir 65 ans, je le vois déjà plus faible qu'avant, forcément. Mon grand-père aura bientôt 100 ans et il paraît toujours robuste.
I have to make it that far at least.
Peut-être accepterai-je la suggestion de ma mère visant à partager le coût d'un treadmill. Même si la dernière fois que j'ai voulu courir, j'ai tenu le temps d'une chanson de Scooter avant d'avoir l'impression que mon coeur était un Chestburster et pour finir par vomir un pauvre croissant près du Parc Monceau.

Et aujourd'hui, quand je me suis réveillé, Ironhide la petite souris m'avait laissé un cadeau : un bon gros rhume. Again.

Oui si tu manges que de la merde et que tu traites ton corps comme Giuseppe traite Madonna dans A la dérive (TAH le pauvre film putain), il voudra plus se défendre contre le moindre petit microbe à la con qui passait par là...le combientième en à peine deux mois là? Pfutain...


Journée coup de blues donc, passée dans la morosité de Joinville et d'un taf qui me motive moins dû à mes récentes mésaventures (Sales Putes).

Journée néanmoins égayée par un événement incongru absolument extraordinaire. Infime.
C'était infime! Il s'est rien passé en somme! C'était rien quoi. D'ailleurs c'est parti de rien. Ou presque.

Comme je l'ai déjà fait des centaines de fois, j'appelle les attachés de presse d'un film pour réserver mes places à la future projection de presse. On approche de
la fin de ma journée de taf, je sors m'isoler sur le balcon pour téléphoner tranquille. Je compose le numéro, ça sonne, ça décroche, j'expose la raison de mon appel, on me transfère au service concerné. Et là quand je prononce cette phrase répétée un siècle de fois, "Bonjour, Robert Hospyan de FilmDeCulte.com, j'aimerai réserver deux places pour la projection de 'tel film' le 19 mars à 20h, s'il-vous-plaît", j'entends que mon interlocutrice essaie de retenir un rire depuis quelques secondes. Nul besoin de le rendre explicite, je sais ce qui la fait rire, c'est évidemment le nom du site. Et là c'est parti.
Elle se marre.

Ceux qui ont suivi Coupling le savent bien, quand tu veux te retenir, tu pars de plus belle. Et elle n'y arrivera pas.

Voilà, on y est, on est dedans, j'y assiste en live, ce truc inénarrable qui fait le foin des bêtisiers de fin d'année : le fou rire.

Elle en peut plus. C'est exponentiel. C'est indescriptible, je ne saurais comment vous le raconter et ce triste récit que j'essaie tant bien que mal de formuler afin de vous faire vivre l'expérience ne saurait faire honneur à la réalité de la situation.

Dans un premier temps, je ne dis rien, je laisse échapper quelques pouffages de fonction mais non moins sincères. De toute façon, tu ne peux rien faire d'autre. Tu ne peux t'offusquer vu que tu reconnais les raisons du rire de l'autre mais tu restes interdit, t'attends que ça passe. Un peu gêné mais t'en rigoles aussi un peu quoi, t'assumes, normal.

Elle ne peut plus s'arrêter. J'entends qu'elle coupe/bouche le micro, vu que le silence s'installe un court instant et avant que j'ai pu faire "Allô", elle est de retour. Et se marre encore plus fort.

Le mieux, c'est que c'est un rire parfait. Pas un rire particulier ou ridicule à la Thierry Roland ou Dominique Farrugia, pas un rire moqueur ou énervant. Non, il est même contagieux.
Quand elle essaie de se reprendre et que, toujours en se marrant, elle me redemande la date et l'heure de la projection que j'ai sélectionnée, j'essaie de répondre et, j'ai beau tenter de me contenir, je cède. Je me retrouve malgré moi à rire, avec elle. On est là tous les deux, à se marrer incontrôlablement. Morts de rire.
Au risque de paraître incommensurablement niais, je le dis tout de même, c'était un instant absolument fabuleux.

Y a quelque chose d'intangible dans la notion même de fou rire, surtout quand il contamine autrui, qu'il n'est plus limité à une personne qui craque, qui a rendu la scène merveilleuse dans le fond. La meuf, je la connais pas, elle ne me connaît pas. Elle ne connaît pas mon site, elle entend le nom, elle éclate de rire et m'entraîne avec elle. La conversation aura peut-être duré 5-6 minutes
à tout péter et mine de rien, dans ce si furtif laps de temps, y a une complicité inattendue, absolument imprévisible, qui est née entre deux inconnus, comme ça.
J'imagine la tête de ses collègues. Je l'entendais leur dire, entre deux phases de crise de fou rire, "il se marre maintenant", et se remarrer derrière.

C'est incomparable comme sensation. L'euphorie qui te possède à ce moment, la douleur aux côtes juste après, le bien que ça te fait. Pfoooo.

It was just what I needed.


C'est dans ces moments-là, entre autres, que mon vieil adage me revient en tête, plus fort que jamais. Anything is possible. Sowing the Seeds of Love.
C'est dans ces moments-là où je suis prêt à die for your sins. A continuer de dire tout haut ce que vous pensez tout bas. A souffrir pour vous faire rire. Hell, avec un peu de chance, je vais bientôt afficher toute la lose
actuelle qu'est ma vie dans un film pour votre bon plaisir. Et le mien.
Ainsi mourrai-je et ressusciterai-je, transformé. Prêt à sortir de mon cocon. A défaut de partir à l'étranger, je partirai de chez Maman.

Une envie qui me taraude de plus en plus, moi le gamin qui se complaisait à être logé/nourri/blanchi. L'envie d'avoir un chez moi à moi, au risque de me transformer quelque peu en Tyler Durden (version Norton, pas Pitt) comme pourrait le laisser sous-entendre le regard authentiquement intéressé que j'ai jeté sur ce meuble dans une vitrine rue de Charonne ou comme quand j'ai feuilleté ce catalogue Ikea...avant de rien y trouver d'intéressant.
J'assume cependant mon caractère
consumériste de "nouveau riche" même si c'est, comme d'hab, une consommation plus technophile que réellement dépendante de notions capitalistes. Ainsi n'ai-je aucunement honte du bijou de couleur obsidienne qui règne désormais impérialement sur le reste de ma chambre du haut de ses 101cm tel un monolithe apparu tout d'abord Boulevard Voltaire donc mais qui me fera accéder à l'étape d'après dans ma vie. Et réapparaîtra, comme par magie, ailleurs. Chez moi. Moi.
Et
pas les oripeaux de mon moi de 1996 à aujourd'hui.
Aujourd'hui. Mot-clé, récurrent, de cet article. Aujourdh'ui, tout va changer?

Il est 03h38 et je suis pas couché, what do you think?

People don't change...overnight.

dimanche 22 février 2009

Langues de Putes.





Vous vous rappelez ça?
Un des rares articles dégoulinant d'optimisme bon enfant sur ce blog pourtant baptisé Wrath of Khan.

Faut croire que je me laisse aller.

A l'époque, j'y célébrais donc mon embauche au sein de cette association finalement assez roots, presque familiale.

A l'époque, je me réjouissais de passer pour un héros de l'informatique sans pour autant être un nerd, juste parce que mes collègues
et les bénévoles cinquantenaires galèraient avec leurs PC.
A l'époque, j'étais satisfait d'avoir su apprivoiser ma collègue Liz en enchaînant les playlists bien senties au taf, la ravissant en ravivant des morceaux oubliés de son passé.

A l'époque, c'était encore l'euphorie des premiers jours, la joie d'avoir enfin trouvé un emploi, l'atmosphère relax, etc.

Aaah...good times.

Ouais bah ça c'était y a 5 mois. Et le temps does détruit tout.

On ne doit pas vivre dans le passé, right? Et bien voilà à quoi ressemble le présent...

Le lendemain de la réunion à Lyon, celle-là même que j'évoque dans mon précédent article, celle-là même qui m'a coûté un long dimanche parmi mes week-ends devenus précieux, un des deux jours par semaine où je suis libéré du 9 to 5 quotidien (enfin du 10 to 5.30), cette longue journée à l'issue de laquelle j'ai fini malade comme un clébard, et bien le jour d'après, comme dans le film, ça s'est refroidi d'un coup.

A peine suis-je entré dans le bureau que mon patron me dit "viens Robert, on va boire un café, faut que j'te parle".

Là j'ai évidemment tout de suite su que ça allait être la merde...et je pouvais même me douter du sujet.

Depuis quelques temps déjà, je vois bien que Liz est jalouse du traitement de faveur qu'elle croit déceler entre moi et mon patron. Elle s'était déjà embrouillé avec lui et avait failli démissionner, bien avant mon arrivée au FAF, et le considère comme un sexiste qui la déteste.
Elle a pas tort.
Maintenant moi aussi je la déteste (et moi, ma misogynie n'est plus à prouver).


Mon patron, le pauvre, ne voulait pas me faire la leçon.
Seulement il y fut contraint par son patron à lui, le vice-Président de l'assoc.
Pourquoi? Comment? Mais que s'est-il passé, Khan? Mets tes lunettes et dis-nous tout!

I will.

Ce qui s'est passé, c'est que ces mêmes femmes qui m'adoraient jusqu'alors, Elizabeth mais aussi l'une des bénévoles, l'une de ces vieilles retraitées qui viennent, chacune un jour de la semaine, pour nous aider au bureau, que l'on nommera Sale Pute (parce que c'est son nom à cette sale pute), sont allés se plaindre auprès du directeur (mon patron) et du vice-Président (qui se trouve être le frère de Sale Pute) respectivement.

Enfin niveau respect, elles repasseront les harpies.

Les deux connasses sont allés raconter que Robert allait sur Internet pendant ses heures de travail.

Le vice-Président, je le sentais pas et je pense que lui non plus me sentait pas. Je pense qu'il a jamais digéré le fait que j'étais un pote du fils du Président du FAF.

Je pense qu'il me voit comme un gros branleur pistonné.
Pas étonnant qu'il ait été faire pression sur mon patron, qui avait donc déjà eu vent de tout ça par Elizabeth et qui fut obligé de venir m'en parler.

Et oui. C'est LUI qui est venu m'en parler. Ce n'était pas TOI, Liz, ni TOI, Sale Pute, qui êtes venues ME voir MOI pour ME
dire ce que VOUS aviez à ME reprocher.
Non.

Non comme les vieilles salopes que vous êtes, les vieilles saletés de MEUFS SANS COUILLES (now you see where the expression comes from) que vous êtes, vous n'avez pas eu le courage ni la rectitude de venir vous adresser directement à moi, entre collègues
, d'égal à égal (normal, vous ne l'êtes pas, vous venez juste de prouver l'infinie petitesse de vos personnes, votre incommensable infériorité vis-à-vis de moi).
Vous l'avez fait derrière mon dos.


Que Sale Pute l'ait fait, cela ne m'étonne pas.

Faut dire qu'il s'agit d'une vieille fille (littéralement) obèse qui se fringue comme une grand-mère et qui n'a de cesse d'ouvrir sa grande gueule, la vioque misérable et désagréable, le prototype de la vieille peau. En fait, c'est un peu une Vamp.

Ah ça t'a énervé ça hein, ma salope? Ca t'énerve que j'aille sur le net entre deux opérations sur la base de données FAF et autres tâches qui me sont régulièrement assignées? Ca t'énerve que je sois payé à faire ça alors que toi tu es bénévole?

You think you're better than me, huh? He connasse, je le fais TOUS LES JOURS ça moi, ok? Tu viens UNE FOIS PAR SEMAINE, UNE SEMAINE SUR DEUX faire ce que je fais CINQ JOURS PAR SEMAINE quand je ne SACRIFIE pas CARREMENT mes JOURS DE REPOS
pour prendre le train à SEPT HEURES DU MATIN LA PUTAIN DE TA RACE avec ton SALE CONNARD DE FRERE.
THAT'S why I get paid you fucking bitch. Hurts, huh?
Et toi Liz... Tu quoque mi sale chienne?

Quid de tes LONGUES pauses cigarette TOUTES LES 30 MINUTES, hein?

Quid des LONGS coups de fils
de ton mari, pour qui tu OSES minauder alors que t'as une GROSSE VOIX DE CAMIONNEUSE QUI FAIT QUE TOUT LE MONDE T'APPELLE "MONSIEUR" AU TELEPHONE et ta SALE GUEULE DE CINOQUE, hein? Quand c'est pas ta mère la Bientôt-Morte qui t'appelle TOUS LES JOURS A MIDI pour te parler UNE HEURE? Tu oses me faire la morale parce que toi tu fais des heures sup pas payées, comme j'en faisais autrefois? C'est pas ma faute si t'as plus de tâches, ma salope. Deal with it. Moi je fais mes 35h et je me CASSE. You can die there for all I care.

Et donc c'est ce que j'ai répondu en gros à mon patron quand il m'a, sincèrement gêné (parce qu'elles le soulent grave aussi), mis devant le fait accompli, devant ces accusations.

"
C'est vrai. Je vais sur le net pendant la journée, plusieurs fois. C'est INDISPENSABLE pour décompresser parce que sinon je deviendrai fou à passer la journée à traiter littéralement des milliers de noms dans la base de données. J'ai beau aller sur le net, cela n'affecte presque pas mon rendement qui reste égal à celui des bénévoles qui viennent nous aider, surtout que moi c'est tous les jours. Et je ne prends aucune pause cigarette. Et je passe même pas un coup de fil par jour en moyenne."
Il s'accorda avec moi sur la jalousie des deux grognasses à qui il me demanda de ne rien dire.

Et ouais. Il m'absout de la faute mais m'intime deux choses : "ne va pas sur le net quand Sale Pute est là et surtout, ne va pas leur dire qu'on a eu cet entretien. Elles t'aiment bien, inutile d'aller leur dire, on passe à autre chose."
Aw fuck me. Demander à Robert de se taire pour pas foutre davantage une mauvaise ambiance au bureau et risquer le courroux du vice-Président...ok...c'est une chose.

Mais tu ne peux demander ça de Khan. D'où cet exutoire en ligne auquel il m'est impossible de
laisser libre cours en live, par respect envers la requête de mon bien indulgent patron.

Il n'est point ici question de lâcheté. Non, je me rends compte que malheureusement, pour une fois, j'avais tort.

Il est des règles que même moi je ne peux enfreindre, ces fameuses règles de civilité et de sociabilité immuables et implicites. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Fuck, Blackbird was right...
en même temps, I knew it...
N'ai-je pas justement déjà déploré, ici même sur cette tribune, l'échec des Héraults de la Vérité dans la vie de tous les jours? Les idéaux ne sont pas forcément appliquables. Unfortunately.
Tristesse du monde dans lequel on vit.
Alors pour le moment, je me tais...mais
il n'y aura point d'hypocrisie pour autant.
Finie la bise pour dire bonjour.
Fini les sourires. Fini les playlists maintenant j'écoute ce que je veux et tu fermeras ta gueule. Fini le thé, tu te le feras toute seule. Bande de nases qui savent même pas utiliser un ordi. "Tu me mets les Pages Jaunes?" Jvais tles mettre dans le derche tu vas voir. JE T'AI MIS UN RACCOURCI SUR LE BUREAU DE TON ORDI Y A QUATRE MOIS! Y A. QUATRE. MOIS. GROSSE CONNE. APPRENDS A CLIQUER SUR UNE ICÔNE QUI EST JUSTE DEVANT TES YEUX POUFFIASSE.
Et je continue à prendre sur moi, tel un martyr, un silent guardian, un watchful protector.
Mais Robert et Khan étant une seule et même personne, ayant la même passion for Truth, Justice, and the Hovsepian Way, je n'attends qu'un prétexte, qu'une petite raison de rien du tout, pour leur exploser en pleine gueule et leur balancer pas LA mais LES quatre vérités dans leurs sales tronches de Lilith.
It happened before. It will happen again. It's just a question of when.

samedi 31 janvier 2009

The January Man


Turn around. Look at what you see.
Ce mois de janvier aura été aussi riche en événements qu'il aura été pauvre en articles.

Je me dois de vous tenir au courant des dernières aventures de votre cher Khan.

De ses débuts lors d'un réveillon à surprise jusqu'aux récentes avancées dans le domaine professionnel, l'année naissante aura su en moins de 30 jours incarner au mieux le slogan déjà galvaudé de celui qui vient d'emménager dans sa nouvelle blanche baraque. Au bas mot, 2009 commence sur de bonnes bases.

Mercredi 31 Décembre/Jeudi 1er Janvier
Selon le manuel du parfait petit scénariste, où il est dit que chaque scène doit avoir un sens, on n'aurait su trouver plus symbolique que ma soirée du nouvel an.

Vous souvenez-vous l'exposé de mes galères passées dans la quête d'une Saint Sylvestre réussie? Et bien cette année ne dérogea pas à la règle...

Sans trop y croire, on y a mis les formes, on a crée un Event sur Facebook pour inviter nos amis (et c'est là que tu te rends VRAIMENT compte de l'absurdité d'avoir 144 friends...tristesse de la dérive internet), ça s'est soldé par un bel échec qu'on s'est vite empressé de maquiller en pseudo-réussite par le biais d'une reconversion de la teuf désirée en une soirée raclette posée chez Damien. A cinq convives.

Le défaitisme était on ne peut plus assumé.
Ca a même fait du WiiFit.
Et pourtant, comme par magie, une fois les douze coups de minuit sonnés, la porte s'ouvrit pour accueillir une douzaine de jeunes fêtards, les potes de la soeur de Damien, ressuscitant la teuf que l'on croyait reléguée aux oubliettes.

Incroyable. En 2008, la soirée était triste. En 2009, elle devenait énorme.
A peine l'année avait-elle été inaugurée qu'elle s'inscrivait sous le sceau de l'optimisme...

Dimanche 4 Janvier.
Un pote m'invite à participer à l'émission de radio sur les sorties ciné qu'il anime. Diversifiant une fois de plus mon champ d'action et toujours avide de plateformes où m'exhiber, j'accepte.
2009 sera l'année de ma starification ou ne sera pas.
Cependant, la conséquence la plus satisfaisante qui émanera de cette expérience ne viendra pas de tous ces millions d'auditeurs (ouais Radio Aligre on y croit) mais d'un, mon père.
Plus besoin de redire que la plus grande quête de ma courte existante sur Terre sera celle de l'approbation de papa.
Bonjour, Robert, 25 ans, stéréotype vivant.
C'est con comme parfois c'est à l'issue du plus insignifiant des faits, au travers d'une remarque en apparence si anodine, que quelque chose se passe...
Mon père, c'est pas le mec le plus communicatif qui soit et pourtant quand je reçus, sous la forme du plus vulgaire SMS, un compliment des plus clichés mais non moins sincères qui soient, une phrase qu'il ne m'avait jamais dite...une barrière était franchie.
En fait je réalise
que pour la première fois depuis...le CE1?, l'ambiance à la maison est des plus parfaites.
C'est simple, dès les prémisces de ma scolarité, j'ai été en conflit avec mes parents.
Avant c'était "si tu fais pas tes devoirs, tu regardes pas la télé".
Puis "si tu prends pas les cours au sérieux, tu vas redoubler".
Ou encore "si tu abandonnes tes études, qu'est-ce que tu vas branler?".
Et dernièrement "si tu travailles pas, tu peux te casser".
Aujourd'hui, je peux lever la tête et les regarder droit dans les yeux. Surtout mon père.
Revenu comme chaque année pour deux mois, il n'aura désormais plus qu'un seul motif de conflit avec son fils : les films qu'il lui montre.
Je lui ai montré Beowulf et Iron Man. Il a pas kiffé.
Faut dire que les réalisateurs préférés de Monsieur sont Ingmar Bergman et Théo Angelopoulos.
Je flippe de lui montrer The Dark Knight.

Vendredi 9 Janvier.
Le boss de Blackbird, my dear Guigui, m'interpelle sur le forum. Il a quelque chose à m'annoncer. Je crains le pire. Je l'appelle.
Il m'apprend que le projet qu'on a envoyé au concours La Nouvelle Trilogie (présenter note d'intention et synopsis de 3 épisodes de 26 minutes avec un pitch original) organisé par Canal+ et une maison de production baptisée La Parisienne d'Images a plu à l'une des nanas de la boîte. Il fait partie de la dernière sélection de quinze projets que cette gentille dame (sur qui je fantasme à présent, me disant que si elle a kiffé le personnage, c'est qu'elle me kiffe déjà) présente le jour même à son patron et à Bruno Gaccio.
Là, sur le tristoune balcon du FAF à Joinville, dans le froid glacial de cet hiver, mes lèvres se retroussent sur des dents tremblantes. Comme Thomas Anderson regardant un hélicoptère chuter entre deux pièges de cristal, I'm beginning to believe.

Lundi 12 Janvier.
On a pas été retenu.
Trois séries de 3x26' seront sélectionnés, dévelopés, tournés et diffusés au final sur la chaîne cryptée. Trois parmi les dix qui furent présélectionnés ce lundi. Dix projets sur 450 envoyés.
Nous étions 12e.
Mais voilà, 12e sur 450, ça déchire. On déprime pas une seconde. De toute manière, l'étape Nouvelle Trilogie nous a surtout servi à convertir un projet de programme court en un squelette de long métrage en trois actes.
Ca nous a prouvé qu'on était sur la bonne voie. Et ça l'a prouvé à Blackbird aussi.

Mercredi 14 Janvier.
Après deux ans ensemble, lorsqu'elle rompt avec le cousin, c'est "pour être seule", elle a "été en couple trop longtemps", elle veut "voyager, et le faire seule et vivre à l'étranger".
Aujourd'hui on apprend qu'elle va se marier après même pas un an de couple avec son nouveau mec, a.k.a. le premier venu (c'était un pote à elle).
TOUTES. LES. MÊMES.
Les individus changent, les indécisions neuneu stay the same. Toujours les mêmes envies d'indépendance et de changement qui cèdent à la plus banale convention.
Ca me fait penser à tous ces gens de l'époque de la primaire que je recroise via Facebook. Entre ceux qui sont retournés au bled et ceux qui ont déjà un enfant (et donc inéluctablement un avatar d'eux tenant leur bébé, comme s'ils ne pouvaient plus se définir qu'ainsi à présent), c'est un bien triste spectacle. Comme certaines photos de soirées de gens qui venaient autrefois à mes anniversaires, quand on avait 9 ans, et qui aujourd'hui travaillent à La Poste. Bigre. C'est flippant.
Enfin bref, pour revenir à celle qui croit qu'on a que ça à foutre de passer notre temps à médire sur elle, ça flattera son égocentrisme de lire ce petit paragraphe qui lui est consacré.
Tu sais quoi, Laëtitia? C'est mon cadeau de fiançailles. Have a nice life.
A dans deux ans quand on te regardera passer dans Confessions intimes.

Jeudi 22 Janvier.
Je vous parlais en Novembre dernier d'un bienfaiteur, un mec du milieu qui nous avait tendu la main, à mon fidèle Liam et à moi-même et vu qu'il nous jamais abandonné, c'est finalement sur un autre projet que nous sommes amenés à collaborer, celui-là même qu'on se traîne avec Liam, Dan et Blackbird depuis un dîner à présent historique Chez Papa, l'enfant hybride (et donc un peu triso) des courts métrages jamais tournés de chacun.
Il vient nous voir en nous annonçant être désireux de faire du cinéma geek comme certains producteurs qu'il chauffe en ce moment. On saute sur l'occasion.
S'ensuit donc ce jour un rendez-vous à quatre autour de tournées d'alcool grâcieusement offertes par nos recruteurs où le professionnel alterne avec des discussions croisées sur Transformers, Star Wars et Lord of the Rings. Improbable. These guys are like us.
Quand j'en parle au mal-aimé Benjamin Parent, il se réjouit, lui qui a souffert d'entretiens avec des producteurs ignorants question geek.
Rien n'est encore fait mais la promesse est belle. La plus belle de ma naissante carrière.
Et annoncer ça à mon père, c'est autre chose que faire le beau parleur à la radio...

Samedi 24 Janvier/Dimanche 25 Janvier.
C'est avec une teuf en bonne et due forme que j'ai pu célébrer tout ça, oui car samedi nous étions invités...à l'anniversaire de la soeur à Damien.
Il se trouve que lors du réveillon, ses potes nous avaient kiffés et nous voulaient à l'anniversaire de Manon.
Alors que je suis encore à Paris, Damien me dit de me dépêcher parce que "les gens te réclament". Apparemment, j'ai été culte durant les quelques heures de mon blackout du Nouvel An parce que je ne me souviens pas en quoi j'ai pu devenir l'idole de ces jeunes.

J'arrive pour être accueilli par une vingtaine d'inconnus criant mon nom. Cédant au naturel, je ferme les yeux et je lève les bras et je me nourris de toute cette admiration.
Cette soirée valait le coup d'enchaîner une nuit blanche avec une journée de taf à Lyon.
Parti de Créteil à 6h, j'ai pris le TGV à 7h54, passé un dimanche de réunion en mode zombie, le ventre en vrac, avant de reprendre le train pour Paris à 19h. Et de béger en première classe.

But it was worth it.
Le fait d'avoir un taf et d'être donc devenu irréprochable aux yeux de mes parents m'octroie aussi le droit de rester un gamin qui se bourre la gueule avec des gens de 17 ans dans des teufs à Créteil. Just livin' the life.

Jeudi 29 Janvier.
Soirée au Chantier Interdit avec les compères Areg et Damien et la nouvelle comparse Vanessa.
White Russian, vodkas caramel, Sex on the Beach, humour trash, drague vaine par eye contacts et sourires de la serveuse américaine inaccessible, partage en couille et achat de bouquet de roses à un slumdog pas millionnaire avec des tickets resto pour les offrir à toutes les meufs du bar donc deux délurées déjà bourrées qui nous accueillent à leur table avant de nous avouer que l'une n'a pas niqué depuis deux ans et l'autre depuis un jour mais avec un gros nase qui n'a jamais connu la levrette ni la fellation et qui bande mou. (en passant : je suis sidéré par le nombre de nanas qui ont connu toute une ribambelle de gros nases au pieu, qui font mal, qui font rien ; je me prétends pas le coup du siècle mais j'assure quand même le strict minimum et pourtant seule ma main en profite depuis maintenant bien trop longtemps : injustice).
S'ensuivent tournées de shots et sessions de dégrafages de soutien-gorge sur chacune des miss, à deux mains, puis à une main, pour s'entraîner, avec smacks en guise de récompense.
Bonjour, Robert, 15 ans, trop vieux pour ces conneries.
Et le pire c'est de tomber sur la moins facile des deux qui, malgré tout ce jeu, reste dans son coin.
F.A.R. Y a rien à faire.
Je suis partagé entre mes revendications féministes, qui féliciteraient ses filles pour leur liberté et leur ouverture, leur capacité à s'adonner au jeu sans se prendre la tête, et mes revendications masculinistes, qui haïssent l'existence d'un jeu où les règles ne sont jamais claires et où même après l'avoir peloté, tu peux encore te prendre un gros mur.

Samedi 31 Janvier.
Last day of the month.
Il est minuit passé et j'écris cet article, tout seul chez moi.
Dans quelques heures, j'assisterai à la projection du premier film officiellement produit de l'ami Massart, me réjouissant pour lui sans être envieux vu qu'il s'ensuivra le soir un nouveau dîner Chez Papa avec mes collègues créatifs afin de fêter les premiers pas de notre propre bébé. On boira à sa santé, en espérant le voir grandir et devenir un homme.
Avant de sortir ce soir, mon père est venu me voir, tout fier du iPod que lui a offert son fils, pour lui demander comment ça marchait exactement. Et moi de lui expliquer, en faisant défiler ses listes de lecture, arrêtant le curseur sur la BO de Transformers.
The son becomes the father, and the father the son.

samedi 27 décembre 2008

Un Con de Noël




Cette image, Elie Semoun ne la connaît pas.
Mais passons. beaucoup de gens ne la connaissent pas.
Cette image, je l'ai choisi surtout pour illustrer le désarroi, la tristesse et la colère qui m'habitent à la vue de la bande-annonce de Cyprien, premier long métrage de l'inconnu David Charhon à partir d'un scénario de Semoun mais également de Benjamin Guedj (Plus belle la vie) et Romain Lévy (Les 11 Commandements).
Si ces images et ce pedigree ne vous suffisent pas, voici le synopsis du film :

Cyprien, 35 ans, introverti et maladivement timide, vit en marge de la société, bien loin de ses codes. Il passe sa vie entre Dress Code, un magazine de mode où il est responsable informatique, et le cybercafé qu'il fréquente avec ses amis. Cyprien et ses amis font partie de cette génération de geeks, ces adulescents pour qui Star Wars est une religion, qui passent leur nuit sur internet, collectionnent les dvd... qui vivent leur vie par procuration.
Après une nouvelle humiliation orchestrée par Stanislas, le fils de la patronne de Dress Code, qui lui fait perdre son emploi et toute chance d'approcher Karen Mc Queen, la top blonde à forte poitrine qu'il convoite, une miraculeuse transformation s'opère en lui. Cyprien, grâce à un déodorant magique, a le pouvoir de devenir beau gosse à sa convenance. Désormais il s'appellera Luke Azerty et il est bien décidé à prendre la place qui lui revient chez Dress Code et dans le monde...
Ca y est, vous avez cerné le niveau de l'entreprise?
A l'instar du Chouchou de Gad Elmaleh, l'humoriste choisit de porter à l'écran un personnage-phare de son répertoire.

On se demande un instant pourquoi il opère cette transition si longtemps après la création du personnage (c'était y a quoi, plus de 10 ans?), on comprend vite l'argument de Semoun : il faut profiter de la mode geek encore inexploitée en France.

Et c'est là que j'ai un problème. Que le comédien veuille cultiver son personnage (faible) si tardivement au cinéma, je m'en branle un peu. Là-dessus, je ne suis pas étonné, je suis comme Daniel, la vie...ne m'apprend rien.

Non, mon problème vient du fait que le film surfe sur la vague geek en faisant n'importe quoi. En le faisant avec la finesse légendaire qui caractérise la comédie française.

Il suffit de voir la bande-annonce et/ou de lire le synopsis et de voir ce que Semoun et ses compères définissent comme un geek.

Le geek (même à 35 ans) est :

- est introverti
-
est maladivement timide
-
vit en marge de la société
-
est responsable informatique
- passe sa vie dans un cybercafé

- vit sa vie par procuration

- constamment humilié
par ses pairs
- pas beau gosse

- se fringue comme un sac

- a des lunettes

- se coiffe comme un blaireau

- n'a aucun succès avec les femmes


Et ça c'est juste ce que me disent la bande-annonce et le synopsis.
Ils m'informent également sur ce que les scénaristes considèrent être l'humour
geek, à grands coups de références blasphématoires à Retour vers le futur et de pseudonymes inspirés de personnages de Star Wars et de lettres du clavier.
DE LETTRES DU CLAVIER PUTAIN.

C'est ça le niveau de la comédie geek en France???? Un mec qui s'appelle Luke Azerty????

Ca, je suis désolé, ce n'est pas un geek, ce n'est pas un adulescent, c'est limite même pas un nerd tellement la caricature est GROSSIERE.
Mais ça ne s'arrête évidemment pas là, non non. Il y a ça aussi.
Ca c'est le "blog officiel du film", le blog de Cyprien, écrit par le personnage éponyme donc.

On y apprend en à peine cinq articles que le geek est fan d'Highlander et Greystoke et a donc écrit un scénario pour Christophe Lambert intitulé Highlandstoke, avec un Tarzan immortel luttant contre les nazis.
On y apprend que le geek trouve passionnant le fait que le bruit de la DeLorean est celui d'un moteur V8 alors qu'en réalité la voiture était dotée d'un moteur V6. Et que ses photos préférées sont exclusivement liées à Star Wars.
Voilà ce qui arrive quand un non-geek écrit un film sur les geeks.
Ca me rappelle ce gag de la sitcom anglaise The IT Crowd dont les protagonistes principaux sont deux responsables informatiques. Le plus sain des deux demande à l'autre ce qu'il fait quand il le voit avec deux livres ouverts et celui-ci lui répond qu'il compare les éditions Adultes et Enfants du dernier Harry Potter pour voir si quelque chose change.

Mais PERSONNE fait ça putain...ni les geeks, ni les nerds, celui qui fait ça c'est juste un MALADE MENTAL.

Mais on a encore tendance, surtout en France, à mettre tout ça tranquillement dans le même sac. Presque littéralement.

Voyez par vous-mêmes :
Voilà ce qu'on peut voir sur la page AlloCiné du film.
Geek, nerd et looser (avec les deux "o" parce qu'on est des bouffons en France) réunis dans un même tag, une même catégorie. C'est fou comme un détail aussi trivial peut-être si révélateur sur une manière de penser.

Et le lien suivant finit d'entériner le propos : Geek attitude = cheveux gras plaqués sur le crâne/dents pourries/lunettes/sale gueule.

Alors ça va être très simple.

Je ne vais même pas mettre de photos de moi, ou de mes potes, parfaitement normaux, tant physiquement que mentalement que vestimentairement que socialement, et maqués qui plus est.

Non je vais juste faire ça :



Cet homme est un geek.

Cet homme a un tatouage de Watchmen.

Sur son corps, il a tatoué l'image du test de Rorschach aperçu dans le comic book évoquant soit un papillon soit le crâne fendu d'un chien, tel que dessiné par Dave Gibbons.

Et il s'en vante dans moultes interviews.

Mais si c'était lui Cyprien, ce serait pas drôle, t'as vu?

Mais c'est même pas ce que je demande.

Ce que je demande c'est ce que font Kevin Smith (dans Clerks, Mallrats, Chasing Amy), Edgar Wright (dans Spaced) et Judd Apatow (dans The 40-Year Old Virgin et Knocked Up).

Des films drôles, référentiels, touchants, et surtout ancrés dans une certaine REALITE.

On a pas besoin de tomber dans le cliché, la cariacture et la MOQUERIE pour faire une comédie geek.

On peut utiliser des références correctement, de manière drôle et non juste pour CITER le titre d'un film culte, sans les STABILOTER comme des bourrins. On peut prétendre à une finesse qui dépasse Benny Hill.

On peut éviter de tomber dans la FACILITE de la FORMULE. Oui, parce que c'est plus facile de grimer un comique connu en archétype de vieux ringard et limiter l'humour du film à pointer du doigt vers lui en s'esclaffant "haaaa le gros asocial, haa le sale geek".

C'est plus facile mais c'est pas vrai. Point.

Stigmatiser ainsi toute une catégorie de gens, c'est d'une bêtise et d'une injustice absolument révoltantes.

Et ça c'est juste le fond. La forme, les blagues tout ça, j'en parle même pas. C'est pas comme si ça allait sauver le reste.


Je vais arrêter de parler de Cyprien à présent, parce que je ne l'ai pas encore vu. Et comme je le disais dans cet article, je me dois de voir ces films, même ceux qui s'annoncent calamiteux des kilomètres à l'avance, afin de m'octroyer le droit d'en parler.

Presque un an après cet article, qu'est-ce qui a changé?

Le cinéma populaire français a eu quelques réussites dans le genre mais dans le registre de la comédie, on semble toujours évoluer au ras du caniveau.

Et qu'en est-il de la promesse que je faisais dans le dernier paragraphe?

Et bien l'écriture d'un long métrage, avec deux autres geeks, est en chantier et bien parti.

Je n'ai eu cesse de répéter plus haut "on peut, on peut, on peut"...et bien on PEUT.

ET ON VA.

samedi 20 décembre 2008

La Grande Illusion




ATTENTION CECI EST UN MESSAGE DE GROS GAMIN

Lors de précédents articles, j'ai évoqué entre autres l'envie d'avoir envie de sortir quelque peu de mon apathie naturelle et de m'intéresser au monde autour de moi, sortant de ma bulle égocentrique. J'ai également mentionné ma routine naissante, à présent bien installée, due à l'obtention d'un emploi à temps plein avec tout ce que ça comprend de trajets quotidiens dans les transports en commun.

C'est bien beau tout ça mais dans le monde réel, ça se traduit par quoi concrètement?

20 minutes. Metro. Direct Matin.
That's basically it.

Marrant comme l'essor des "gratuits" coïncide avec cet éveil social, moi qui n'ai pas le réflexe d'allumer la télé à 20h ou d'essayer de sauver Libé ou Le Monde en payant mon information.

Moins marrant de prendre le métropolitain à Charonne en empruntant la petite entrée alternative, et non l'entrée principale de la station, là où il n'y a ni guichet, ni distributeur, ni photomaton...et surtout pas de gentils employés qui te refilent des exemplaires des feuilles de chou susmentionnées ni de petits dispensaires.


Ainsi Khan ne peut-il alors compter que sur l'amabilité de ses congénères pour aller à l'encontre de cette nouvelle vague de poèmes de la RATP qui ne sont autre que des consignes de propreté subtilement déguisées en abandonnant derrière eux leur numéro une fois la lecture terminée.
Et ben autant vous dire tout de suite que j'arrive pas à suivre l'actualité au jour le jour du coup...

Alors j'essaie de me ratrapper comme je peux et c'est pourquoi, l'autre jour, m'étant assis à côté d'un compère voyageur en pleine lecture, je me suis permis de jeter un coup d'oeil sur ces pages ouvertes, accueillant le regard.

Et biern évidemment...
Q
u'est-ce qui se passe ensuite?
Le mec s'en aperçoit.

Et me tourne le dos.

Afin que je ne puisse plus lire par-dessus son épaule.


So I ask you : WHY?

What THE FUCK is so WRONG about me reading your paper?

De cette question, je n'attends pas des réponses aussi bêtement limitées que "ça se fait pas" et autres insensés "c'est malpoli".

A vrai dire, la question étant rhétorique et n'ayant pour but que d'entamer le paragraphe ci-présent, qui nous amène à la principale problématique traitée par l'article, je n'attends pas de réponses [
néanmoins que cela ne vous empêche pas de commenter ce post].
Mais essayons de la trouver toutefois.

Alors quel est le problème? Pourquoi est-ce "malpoli" (justement) de lire par-dessus la réponse de quelqu'un? [et je sais que là dans ta tête, tu réponds connement "ça se fait pas, c'est tout"]

C'est pas comme si j'allais réussir à lire grand chose de toute manière...entre les mouvements de la rame, la distance entre mes yeux et le texte, all I'll get is headlines.

Alors voilà, je vais lire deux-trois gros titres de ton journal, mater une ou deux photos et m'en désintéresser assez vite vu comme l'expérience n'en vaut pas le coup.

Et pourtant quand tu me "grilles", tu me caches ton journal?

Si encore il s'agissait d'une revue payante, je pourrai A LA LIMITE
(et ENCORE) comprendre l'argument "nan mais tu comprends, moi j'ai payé 2€ pour le lire, pourquoi devrais-tu bénéficier de ces informations sans en payer le prix?" mais là il s'agit d'un torche-cul GRATUIT que tu vas jeter dans 10 minutes ou, si tu es un pollu-pollu-polluard doublé d'un altruiste, que tu vas laisser sur ton siège, alors POURQUOI FAIRE TA PIMBÊCHE EN GARDANT JALOUSEMENT TON MAGAZINE POUR TOI, HEIN?
Expliquez-moi en quoi cette attitude est RAISONNEE.

Où est le BON SENS derrière cette "règle" qui voudrait qu'on ait pas le droit
, que c'est malpoli, que ça se fait pas de lire par-dessus l'épaule de quelqu'un?
Give me a reasooooooooooooooooooooooooooon. Une concrète reason.

Et combien d'autres règles du jeu absurdes doit-on suivre ainsi dans la vie de tous les jours, hein?

Mettre sa main devant sa bouche quand on tousse ou que l'on éternue est raisonné, c'est une question d'hygiène. Mais pourquoi devrais-je mettre ma main devant ma bouche quand je baille?

J'entends déjà les imbécilités du style "mais personne n'a envie de voir l'intérieur de ta bouche, man".

Then don't look, motherfucker.

La vision d'un mec qui baille (à part d'être agréablement contagieuse) est-elle si hypnotisante? Irrésistible? J'ouvre ma bouche, je la referme, end of story. C'est pas comme si j'étais en train de bouffer. Why should I hide it with my hand for Christ's sake? Parce que c'est malpoli?
Putain, quand tu vois le nombre de superstitions liées au baillement, c'est effrayant. Surtout quand tu sais que la plupart ont été créée pour justement "forcer" les gens à couvrir leur bouche de leur main lorsqu'ils baillent.

Bordel de merde.


However, je crois que la plus débile quand on y pense est pourtant l'une des plus acceptées.

Non, je ne me lave pas invariablement les mains après avoir uriné.

Il y a plusieurs cas de figures, tout simplement.

Si je vais pisser dans un établissement public, je me lave les mains. Parce que les lieux sont crades et même si j'essaie de toucher le moins de choses possibles, mes doigts rentrent presque irrémédiablement en contact avec moultes choses (portes, poignées, chasses, robinets, etc.) touchées par d'autres utilisateurs des cabinets potentiellement moins hygiéniques que j'estime être nécessaire.
Cependant, chez moi, s
i mes doigts n'entrent JAMAIS en contact avec mon urine, pourquoi devrais-je me les laver?
"Ouais enfin tu te touches la bite quand même...".

Alors déjà, NON, pas toujours. Ce n'est pas indispensable, ce n'est pas une étape inévitable de l'acte en question. Et quand bien même, j'ai envie de répondre "ma bite est propre, steuplaît" mais il s'agirait sans aucun doute de l'affirmation la plus infantile d'une diatribe déjà bien puérile. Alors adoptons un point de vue post-pubère à plus d'un titre. Par le biais d'une simple question.

Est-ce que, jusqu'à présent, vous vous êtes INVARIABLEMENT lavé la bite avant de vous faire sucer?

Comme je SAIS que la réponse est NON - à moins d'être un gros maniaque relou ou de sortir avec un(e) grosse maniaque relou - je ne saurai m'empêcher de pointer du doigt vers l'incroyable hypocrisie qui accompagne cette règle imposée de se laver les mains si elles ont été en contact avec son sexe.

Je devrais me LAVER les MAINS parce que LE BOUT DE MES DOIGTS est entré en CONTACT avec la PEAU de mon zgeg l'espace de QUINZE SECONDES alors qu'on estime parfaitement normal de FOURRER la QUASI-INTEGRALITE DE SON SEXE dans la BOUCHE d'un autre
pendant une durée de PLUSIEURS MINUTES.

"
A la grande différence des principes scientifiques, les règles de politesse n'acceptent pas la remise en question, et l'expérience prouve qu'il y a besoin de peu d'arguments et de maïeutique pour faire dire "C'est comme ça et puis c'est tout!" ou un propos similaire à un défenseur de la politesse, occasionnel ou convaincu. Un des plus grands principes est que sans la politesse, la vie en communauté est impossible, ce que démentent les sociétés des grands singes, des fourmis, des abeilles, et bien d'autres encore. En particulier, un défenseur de la politesse étant fermement ancré dans des principes issus de l'éducation, s'il est de culture française d'autour 2000, il aura du mal à justifier l'existence de la galanterie, ensemble de règles non réciproques du point de vue du sexe, pourquoi dire bonjour sans aucune autre interaction avec une personne montre qu'on s'attache à elle, pourquoi les gens plus âgés que les autres peuvent tutoyer les plus jeunes et pas réciproquement, etc.

- Extrait de l'article "Politesse" sur Wikipédia


Ainsi je me prends à rêver d'un monde où certaines règles ineptes disparaîtront comme tant d'autres. Après tout, ne vivons-nous pas dans un monde en constante évolution?

Et si d'ici là ceux qui évitent encore de mettre leurs coudes sur la table vont refuser de me serrer la main à la suite de cet article, c'est pas grave. Je leur ferai la bise. N'ayant jamais sucé de bite, ça devrait pas leur poser de problème.

Alles klar, Herr Kommissar.

jeudi 27 novembre 2008

Happy Thanksgiving




What are you thankful for?
C'est communément la question que l'on pose outre-Atlantique chaque année lorsqu'arrive le quatrième jeudi du mois de novembre, pour commémorer l'aide apportée par les indiens d'Amérique aux pèlerins britanniques en 1620.

Wikipédia précise, "Ce jour-là, on remercie Dieu par des prières et des réjouissances pour les bonheurs que l’on a pu recevoir pendant l’année."

Mouais.

Bah tsais quoi, cette année, ton blog chéri va adopter une nouvelle tradition américaine de plus. On avait déjà péta Halloween, moi cette année je fête Thanksgiving.

Khan en avance sur tout le monde.


Cela dit, Khan il est comme Vilaine, il fait rien comme les autres.

Ainsi choisit-il de commémorer plutôt l'hypocrisie de ladite célébration - "une manière de remercier Dieu de la qualité providentielle du Nouveau Monde et d’une bonne entente avec les populations indigènes", alors qu'il s'agit en réalité du début de la fin pour toute une population, génocidée sans vergogne. Maybe a little farther out West...
Et pour ce faire, il lui suffit de répondre à la question qui ouvre ce texte.

What am I thankful for?
Bah déjà je suis
pas thankful pour l'échec que vous avez réservé à mon précédent article, alors préparez-vous à un post déprimant, vous l'avez pas volé.
Tout lectorat a les articles qu'il mérite.

What am I thankful for?
Not much, actually. Let's dig in...

J'ai souvent clamé haut et fort mon amour pour le froid, ou plutôt l'anti-chaud.
Jamais n'a-t-il autant permis d'illustrer l'état d'esprit du moment.
Il marche dans la grisaille. Dans la brume de la banlieue. Tôt le matin. Il marche dans une nuit tombée trop hâtivement. Dans le froid. Son gros manteau noir fermement attaché et ses mains gantées. Il se protège.
Contre tout. Contre tous.
Il aime le froid. Mais comme toutes les autres, le froid ne l'aime pas.
Et cette union malsaine lui a refilé des maladies.
Ainsi ai-je choppé la crève samedi dernier et depuis ça n'a fait qu'empirer.

Ca commence avec une voix gutturale, ça continue avec une sale toux que tu sens à l'intérieur de toi des trucs dégueulasses sur le chemin entre tes poumons et ta bouche, ça se poursuit en écoulements nasaux clairs mais dégueus.

Maintenant je me médicamente la tronche, me baladant partout où je vais avec mes drogues prescrites (mais dont je respecte pas les prescriptions) et mon flacon de sirop, tel un cliché du grippé, en crachant à tout bout de champ façon lascar (heureusement, chaque glaviot est précédé d'une vieille quinte de toux à la Gregory Lemarchal donc ça contre-carre l'effet caillera du mollard).

Sans oublier les courbatures. Et là c'est pas les bonnes courbatures, tsais, celles que t'as après avoir fait du sport, genre t'es content de souffrir, nan là c'est parce que ça fait trois jours que tu sollicites
comme un bâtard les muscles du dos et au niveau des côtes qui s'activent quand tu tousses H24.
So, no, I'm not thankful for this weather of ours.


Mais je crois que ce qui me fait le plus mal n'a rien de physique.

J'en peux plus. J'en peux juste plus.

Ils sont là, tout autour de moi, heureux.

J'ai l'impression d'être dans un film de zombies avec des morts-vivants pacifiques qui ne te veulent aucun mal. Qui vivent leurs vies. I see shiny happy people.
Un bécot furtif ici, un surnom affectueux là, dans l'action un anodin bras autour des épaules qui semble pourtant vouloir dire tant de chose à commencer par "je suis là, tout ira bien".

Partout où je regarde, je vois des couples. Un amour naissant à plusieurs centaines de kilomètres dont je suis tenu au courant, où de jeunes mariés pas loin. Chacun de leur geste me renvoie à Forteresse de glace et je m'en retrouve la respiration coupée. Mort.

C'est moi, le célibataire, le vrai zombie
.
A errer sans but apparent autre que de me nourrir (et le McDo de ma rue vient de fermer pour travaux, I can't even get my comfort food anymore, for crying out loud). Le coeur ne servant plus à rien, on peut effectivement me tuer en détruisant le cerveau.

Et allez pas croire que je cherche à tout prix à me caser, genre prêt à sortir avec la première venue juste pour être maqué. Non. La première venue, jveux bien la niquer, pour sûr mais bon...ça ne suffit pas.

So I ain't thankful for that either.

Demain marque le retour de la seule femme au monde qui m'ait vraiment aimé et qui m'aimera pour toujours.

Et le mois prochain, ce sera Papa.

Après cette longue période de solitude vécue dans mon once and future appartement, revoir mes parents me sera bénéfique.

Non seulement m'apporteront-ils un quantum de solace mais surtout pour la première fois depuis longtemps, je pourrais regarder mon père dans les yeux sans avoir honte.

Enfin pourrais-je avoir une discussion avec ma mère qui ne se terminera pas inéluctablement sur ce que je fais de ma vie.

Elle qui aime tant m'entendre raconter mon histoire, je lui dirai à quel point mon taf me plaît (oui parce que mon côté obscur, je et je pourrais presque pleurer en pensant à la fierté, au bonheur et à la paix qu'elle ressentira alors.
Et j'irai voir James Bond avec papa comme je le faisais il y a plus de 10 ans...et je me délecterai de notre inévitable différence de point de vue à la sortie de la salle.

Mmm, yeah, I guess I can be thankful for that.