
Au fait, j'avais oublié, mais depuis quelques temps, c'est ici que ça se passe.


Vous vous rappelez ça?
Un des rares articles dégoulinant d'optimisme bon enfant sur ce blog pourtant baptisé Wrath of Khan.
Faut croire que je me laisse aller.
A l'époque, j'y célébrais donc mon embauche au sein de cette association finalement assez roots, presque familiale.
A l'époque, je me réjouissais de passer pour un héros de l'informatique sans pour autant être un nerd, juste parce que mes collègues et les bénévoles cinquantenaires galèraient avec leurs PC.
A l'époque, j'étais satisfait d'avoir su apprivoiser ma collègue Liz en enchaînant les playlists bien senties au taf, la ravissant en ravivant des morceaux oubliés de son passé.
A l'époque, c'était encore l'euphorie des premiers jours, la joie d'avoir enfin trouvé un emploi, l'atmosphère relax, etc.
Aaah...good times.
Ouais bah ça c'était y a 5 mois. Et le temps does détruit tout.
On ne doit pas vivre dans le passé, right? Et bien voilà à quoi ressemble le présent...
Le lendemain de la réunion à Lyon, celle-là même que j'évoque dans mon précédent article, celle-là même qui m'a coûté un long dimanche parmi mes week-ends devenus précieux, un des deux jours par semaine où je suis libéré du 9 to 5 quotidien (enfin du 10 to 5.30), cette longue journée à l'issue de laquelle j'ai fini malade comme un clébard, et bien le jour d'après, comme dans le film, ça s'est refroidi d'un coup.
A peine suis-je entré dans le bureau que mon patron me dit "viens Robert, on va boire un café, faut que j'te parle".
Là j'ai évidemment tout de suite su que ça allait être la merde...et je pouvais même me douter du sujet.
Depuis quelques temps déjà, je vois bien que Liz est jalouse du traitement de faveur qu'elle croit déceler entre moi et mon patron. Elle s'était déjà embrouillé avec lui et avait failli démissionner, bien avant mon arrivée au FAF, et le considère comme un sexiste qui la déteste. Elle a pas tort.
Maintenant moi aussi je la déteste (et moi, ma misogynie n'est plus à prouver).
Mon patron, le pauvre, ne voulait pas me faire la leçon. Seulement il y fut contraint par son patron à lui, le vice-Président de l'assoc.
Pourquoi? Comment? Mais que s'est-il passé, Khan? Mets tes lunettes et dis-nous tout!
I will.
Ce qui s'est passé, c'est que ces mêmes femmes qui m'adoraient jusqu'alors, Elizabeth mais aussi l'une des bénévoles, l'une de ces vieilles retraitées qui viennent, chacune un jour de la semaine, pour nous aider au bureau, que l'on nommera Sale Pute (parce que c'est son nom à cette sale pute), sont allés se plaindre auprès du directeur (mon patron) et du vice-Président (qui se trouve être le frère de Sale Pute) respectivement.
Enfin niveau respect, elles repasseront les harpies.
Les deux connasses sont allés raconter que Robert allait sur Internet pendant ses heures de travail.
Le vice-Président, je le sentais pas et je pense que lui non plus me sentait pas. Je pense qu'il a jamais digéré le fait que j'étais un pote du fils du Président du FAF.
Je pense qu'il me voit comme un gros branleur pistonné.
Pas étonnant qu'il ait été faire pression sur mon patron, qui avait donc déjà eu vent de tout ça par Elizabeth et qui fut obligé de venir m'en parler.
Et oui. C'est LUI qui est venu m'en parler. Ce n'était pas TOI, Liz, ni TOI, Sale Pute, qui êtes venues ME voir MOI pour ME dire ce que VOUS aviez à ME reprocher.
Non.
Non comme les vieilles salopes que vous êtes, les vieilles saletés de MEUFS SANS COUILLES (now you see where the expression comes from) que vous êtes, vous n'avez pas eu le courage ni la rectitude de venir vous adresser directement à moi, entre collègues, d'égal à égal (normal, vous ne l'êtes pas, vous venez juste de prouver l'infinie petitesse de vos personnes, votre incommensable infériorité vis-à-vis de moi).
Vous l'avez fait derrière mon dos.
Que Sale Pute l'ait fait, cela ne m'étonne pas.
Faut dire qu'il s'agit d'une vieille fille (littéralement) obèse qui se fringue comme une grand-mère et qui n'a de cesse d'ouvrir sa grande gueule, la vioque misérable et désagréable, le prototype de la vieille peau. En fait, c'est un peu une Vamp.
Ah ça t'a énervé ça hein, ma salope? Ca t'énerve que j'aille sur le net entre deux opérations sur la base de données FAF et autres tâches qui me sont régulièrement assignées? Ca t'énerve que je sois payé à faire ça alors que toi tu es bénévole?
You think you're better than me, huh? He connasse, je le fais TOUS LES JOURS ça moi, ok? Tu viens UNE FOIS PAR SEMAINE, UNE SEMAINE SUR DEUX faire ce que je fais CINQ JOURS PAR SEMAINE quand je ne SACRIFIE pas CARREMENT mes JOURS DE REPOS pour prendre le train à SEPT HEURES DU MATIN LA PUTAIN DE TA RACE avec ton SALE CONNARD DE FRERE.
THAT'S why I get paid you fucking bitch. Hurts, huh?
Et toi Liz... Tu quoque mi sale chienne?
Quid de tes LONGUES pauses cigarette TOUTES LES 30 MINUTES, hein?
Quid des LONGS coups de fils de ton mari, pour qui tu OSES minauder alors que t'as une GROSSE VOIX DE CAMIONNEUSE QUI FAIT QUE TOUT LE MONDE T'APPELLE "MONSIEUR" AU TELEPHONE et ta SALE GUEULE DE CINOQUE, hein? Quand c'est pas ta mère la Bientôt-Morte qui t'appelle TOUS LES JOURS A MIDI pour te parler UNE HEURE? Tu oses me faire la morale parce que toi tu fais des heures sup pas payées, comme j'en faisais autrefois? C'est pas ma faute si t'as plus de tâches, ma salope. Deal with it. Moi je fais mes 35h et je me CASSE. You can die there for all I care.
Et donc c'est ce que j'ai répondu en gros à mon patron quand il m'a, sincèrement gêné (parce qu'elles le soulent grave aussi), mis devant le fait accompli, devant ces accusations.
"C'est vrai. Je vais sur le net pendant la journée, plusieurs fois. C'est INDISPENSABLE pour décompresser parce que sinon je deviendrai fou à passer la journée à traiter littéralement des milliers de noms dans la base de données. J'ai beau aller sur le net, cela n'affecte presque pas mon rendement qui reste égal à celui des bénévoles qui viennent nous aider, surtout que moi c'est tous les jours. Et je ne prends aucune pause cigarette. Et je passe même pas un coup de fil par jour en moyenne."
Il s'accorda avec moi sur la jalousie des deux grognasses à qui il me demanda de ne rien dire.
Et ouais. Il m'absout de la faute mais m'intime deux choses : "ne va pas sur le net quand Sale Pute est là et surtout, ne va pas leur dire qu'on a eu cet entretien. Elles t'aiment bien, inutile d'aller leur dire, on passe à autre chose."
Aw fuck me. Demander à Robert de se taire pour pas foutre davantage une mauvaise ambiance au bureau et risquer le courroux du vice-Président...ok...c'est une chose.
Mais tu ne peux demander ça de Khan. D'où cet exutoire en ligne auquel il m'est impossible de laisser libre cours en live, par respect envers la requête de mon bien indulgent patron.
Il n'est point ici question de lâcheté. Non, je me rends compte que malheureusement, pour une fois, j'avais tort.
Il est des règles que même moi je ne peux enfreindre, ces fameuses règles de civilité et de sociabilité immuables et implicites. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
Fuck, Blackbird was right...en même temps, I knew it...
N'ai-je pas justement déjà déploré, ici même sur cette tribune, l'échec des Héraults de la Vérité dans la vie de tous les jours? Les idéaux ne sont pas forcément appliquables. Unfortunately.
Tristesse du monde dans lequel on vit.
Alors pour le moment, je me tais...mais il n'y aura point d'hypocrisie pour autant.
Finie la bise pour dire bonjour. Fini les sourires. Fini les playlists maintenant j'écoute ce que je veux et tu fermeras ta gueule. Fini le thé, tu te le feras toute seule. Bande de nases qui savent même pas utiliser un ordi. "Tu me mets les Pages Jaunes?" Jvais tles mettre dans le derche tu vas voir. JE T'AI MIS UN RACCOURCI SUR LE BUREAU DE TON ORDI Y A QUATRE MOIS! Y A. QUATRE. MOIS. GROSSE CONNE. APPRENDS A CLIQUER SUR UNE ICÔNE QUI EST JUSTE DEVANT TES YEUX POUFFIASSE.
Et je continue à prendre sur moi, tel un martyr, un silent guardian, un watchful protector. Mais Robert et Khan étant une seule et même personne, ayant la même passion for Truth, Justice, and the Hovsepian Way, je n'attends qu'un prétexte, qu'une petite raison de rien du tout, pour leur exploser en pleine gueule et leur balancer pas LA mais LES quatre vérités dans leurs sales tronches de Lilith.
It happened before. It will happen again. It's just a question of when.


Cyprien, 35 ans, introverti et maladivement timide, vit en marge de la société, bien loin de ses codes. Il passe sa vie entre Dress Code, un magazine de mode où il est responsable informatique, et le cybercafé qu'il fréquente avec ses amis. Cyprien et ses amis font partie de cette génération de geeks, ces adulescents pour qui Star Wars est une religion, qui passent leur nuit sur internet, collectionnent les dvd... qui vivent leur vie par procuration.Ca y est, vous avez cerné le niveau de l'entreprise?
Après une nouvelle humiliation orchestrée par Stanislas, le fils de la patronne de Dress Code, qui lui fait perdre son emploi et toute chance d'approcher Karen Mc Queen, la top blonde à forte poitrine qu'il convoite, une miraculeuse transformation s'opère en lui. Cyprien, grâce à un déodorant magique, a le pouvoir de devenir beau gosse à sa convenance. Désormais il s'appellera Luke Azerty et il est bien décidé à prendre la place qui lui revient chez Dress Code et dans le monde...
Voilà ce qu'on peut voir sur la page AlloCiné du film.

